Jeudi 29 septembre 2005
Tuktuk review.
Comme des fois, avec Bebert, on parle de tuktuk, et que tout le monde ne sait pas ce qu'est un tuktuk, j'ai décidé que trop c'était trop. En plus je me barre (ouf) dimanche donc je risque plus trop trop (comique de répétition) de me faire casser les dents par un chauffeur de tuktuk (car un tuktuk ça se chauffe) qui comprendrait le français-du-blog, et qui croiserait le blog, d'ailleurs.
Et le premier qui me dit "j'ai déjà lu ça", je lui répondrai "oui, mais c'est de moi". Indeed, c'est du recyclage. M'en fous je vais en Malaisie (comique de répétition, à retardement, variante).
Un tuktuk (prononcer "touktouk-my-friend?", c'est fou que ca s'écrive pas comme ça d'ailleurs) est une espece de mobylette à trois roues avec un grand pare-brise (plusieurs modèles existent), et avec un plateau derrière avec des sièges dessus (dans la longueur, au laos et en thailande, ou en banquette classique comme dans ton auto, à Bangkok), et dessus le plateau, au choix, des backpackers néo-zélandais de merde, des laotiens avec les courses (revenant du marché, la version super n'existant pas ici) ou des vaches mortes (sic) allongées entre les banquettes. C'est donc l'équivalent de nos taxis, c'est très répandu en ASE, c'est certainement les descendants directs du pousse-pousse, et c'est très dangereux à Bangkok.
Le chauffeur de tuktuk est toujours un ami, et il te croit toujours aveugle et un peu con. Genre tu traverse un parking de tuktuk (genre, style près de Namphu pour les connaisseurs), et il te jette un "tuktuk my friend?" auquel tu reponds, dans sa langue pour qu'il comprenne que faut pas rigoler avec toi t'es pas un touriste : "je vais pas" (je traduis mot à mot), et il te repond "tu vas ou ?" (sic, et au quotidien s'il te plait). Tu le regardes noir, genre "espece de chauffeur de tuktuk (ndlr : une variante de l'insulte, en khmer, se traduirait par "espèce de chaine de vélo"), si je voulais un tuktuk je saurais ou le trouver, vous etes 10 sur ce parking, donc ai-je l'air de vouloir un tuktuk et de pas en trouver ?". Une fois le premier chauffeur de tuktuk renvoyé dans ses 22 (métaphore rugbystique), intervient souvent un de ses collègues, qui a entendu la scène, a bien compris à qui il avait à faire (pas à un touriste, si tu suis, donc), et qui, pour montrer qu'il a même bien compris, lance un "tuktuk my friend ?" nonchalant (si, il avait compris, mais c'est quand même son gagne pain, et bien qu'il soit allongé dans son tuktuk, il risque rien à demander). Et ainsi de suite. En général tu quittes le parking avec un ématome, car moi aussi je fais des fotes, sur les jointures des doigts, et parfois un peu de sang (sous leur nez).
A noter enfin que le tuktuk se marchande, que l'excuse de "l'essence c'est cher" est universelle et que celui qui t'emmène n'est jamais celui avec qui tu as négocié, ce dont je n'ai toujours pas pigé la raison. A Bangkok, ils te proposent du "pingpong show" (voir ici ou demander à Audrey* ce que c'est) et du "sexy movie", car le service avant tout, non mais. Le tuktuk de Bangkok est plus classieux que le tuktuk de Vientiane, aussi, par exemple, mais le chauffeur plus cinglé aussi. Le tuktuk de Jakarta est probablement musulman, et le tuktuk vietnamien doit pédaler, ce qui le classe à la frontière de la catégorie, même pas sur qu'il soit éligible comme chauffeur de tuktuk officiel.
Notez enfin (oula la vilaine répétition) que le tuktuk est un métier difficile qui n'est absolument pas méprisé par cet article. En plus un tuktuk, c'est de toutes les couleurs. Et le lonely planet appelle ça un "jumbo" mais toujours pas compris pourquoi non plus. Mais le lonely planet, c'est des rigolos.
* une savoyarde pas mal sympa mais avec un nom assez rigolo, quand même.
Comme des fois, avec Bebert, on parle de tuktuk, et que tout le monde ne sait pas ce qu'est un tuktuk, j'ai décidé que trop c'était trop. En plus je me barre (ouf) dimanche donc je risque plus trop trop (comique de répétition) de me faire casser les dents par un chauffeur de tuktuk (car un tuktuk ça se chauffe) qui comprendrait le français-du-blog, et qui croiserait le blog, d'ailleurs.
Et le premier qui me dit "j'ai déjà lu ça", je lui répondrai "oui, mais c'est de moi". Indeed, c'est du recyclage. M'en fous je vais en Malaisie (comique de répétition, à retardement, variante).
Un tuktuk (prononcer "touktouk-my-friend?", c'est fou que ca s'écrive pas comme ça d'ailleurs) est une espece de mobylette à trois roues avec un grand pare-brise (plusieurs modèles existent), et avec un plateau derrière avec des sièges dessus (dans la longueur, au laos et en thailande, ou en banquette classique comme dans ton auto, à Bangkok), et dessus le plateau, au choix, des backpackers néo-zélandais de merde, des laotiens avec les courses (revenant du marché, la version super n'existant pas ici) ou des vaches mortes (sic) allongées entre les banquettes. C'est donc l'équivalent de nos taxis, c'est très répandu en ASE, c'est certainement les descendants directs du pousse-pousse, et c'est très dangereux à Bangkok.
Le chauffeur de tuktuk est toujours un ami, et il te croit toujours aveugle et un peu con. Genre tu traverse un parking de tuktuk (genre, style près de Namphu pour les connaisseurs), et il te jette un "tuktuk my friend?" auquel tu reponds, dans sa langue pour qu'il comprenne que faut pas rigoler avec toi t'es pas un touriste : "je vais pas" (je traduis mot à mot), et il te repond "tu vas ou ?" (sic, et au quotidien s'il te plait). Tu le regardes noir, genre "espece de chauffeur de tuktuk (ndlr : une variante de l'insulte, en khmer, se traduirait par "espèce de chaine de vélo"), si je voulais un tuktuk je saurais ou le trouver, vous etes 10 sur ce parking, donc ai-je l'air de vouloir un tuktuk et de pas en trouver ?". Une fois le premier chauffeur de tuktuk renvoyé dans ses 22 (métaphore rugbystique), intervient souvent un de ses collègues, qui a entendu la scène, a bien compris à qui il avait à faire (pas à un touriste, si tu suis, donc), et qui, pour montrer qu'il a même bien compris, lance un "tuktuk my friend ?" nonchalant (si, il avait compris, mais c'est quand même son gagne pain, et bien qu'il soit allongé dans son tuktuk, il risque rien à demander). Et ainsi de suite. En général tu quittes le parking avec un ématome, car moi aussi je fais des fotes, sur les jointures des doigts, et parfois un peu de sang (sous leur nez).
A noter enfin que le tuktuk se marchande, que l'excuse de "l'essence c'est cher" est universelle et que celui qui t'emmène n'est jamais celui avec qui tu as négocié, ce dont je n'ai toujours pas pigé la raison. A Bangkok, ils te proposent du "pingpong show" (voir ici ou demander à Audrey* ce que c'est) et du "sexy movie", car le service avant tout, non mais. Le tuktuk de Bangkok est plus classieux que le tuktuk de Vientiane, aussi, par exemple, mais le chauffeur plus cinglé aussi. Le tuktuk de Jakarta est probablement musulman, et le tuktuk vietnamien doit pédaler, ce qui le classe à la frontière de la catégorie, même pas sur qu'il soit éligible comme chauffeur de tuktuk officiel.
Notez enfin (oula la vilaine répétition) que le tuktuk est un métier difficile qui n'est absolument pas méprisé par cet article. En plus un tuktuk, c'est de toutes les couleurs. Et le lonely planet appelle ça un "jumbo" mais toujours pas compris pourquoi non plus. Mais le lonely planet, c'est des rigolos.
* une savoyarde pas mal sympa mais avec un nom assez rigolo, quand même.
Par François
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Publié dans : Countryside
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