Mercredi 14 septembre 2005
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Chers tous je suis dépité (et j'attaque fort).
On me réclame des nouvelles, et j'en ai pas. Vous allez me dire, raison de plus pour écrire sur un blog. C'est fait pour rien raconter. Mais je trahirais la philosophie de ce truc qui me sert quand même à donner des nouvelles de moi-même à ma moman (dont c'était l'anniversaire il y a une semaine, ce qui n'a rien à voir). Et non, décidément, je ne renonce pas à cette excuse bidon.
Quand on a rien à raconter, on peut faire flipper tout le monde avec des
histoires de chevreuils déguisés en dauphins qui boivent du café (sans sucre), passionner tout le monde avec
l'inauguration des nouveaux pavillons Lassonde à Poly Montréal, se foutre de tout le monde avec
la réforme du chômage qui, première nouvelle, se réforme, ou carrément
se barrer à Kho Phi Phi une semaine et laisser le monde se démerder pendant qu'on se dore le derrière de fonctionnaire à l'endroit exact ou Leonardo s'est battu avec un requin jaguar (pour les connaisseurs, deux références cinématographiques se glissent dans cette dernière expression, dont une bonne), parce que y'a pas de raison, non mais.
Moi, je préfère vous parler de rien. Et dans le désordre. Ma vie se résume ces temps-ci à manger des antibiotiques, visiter des grandes maisons et jouer au ping-pong avec les mains, jouer au kuhhandel (quoique cette fois vu la patée qu'Audrey nous a mis - encore une fois, oui, chers lecteurs - on sera plus invités. De toute façon je vais en Malaisie. Et oui je me répète. D'ailleurs à ce propos et pour faire une parenthèse dans la parenthèse (hop) si vous connaissez un moyen de faire avaler la pilule malaisienne à ma grand-mère, je suis preneur), manger indien, faire le pic-assiette au CCCL ou encore essuyer les blagues pourries d'un de mes collegues, francophone, qui me salue en passant d'un "Bonjour François" puis revient sur ses pas en me glissant, couvrant de sa main (et de ridicule) ce mot : "Mitterrand. Uhuhuhuh" (sic). J'ai ri poliment. J'ai pleuré en dedans de moi. Même Bertrand, leader du mouvement de la blague de merde indépendante contemporaine, aurait rejeté en bloc cette expression caricaturale d'un sens de l'humour local, si seulement il était pas en train de se faire dorer ses fesses de fonctionnaire à l'endroit exact ou Leonardo s'est battu avec un requin jaguar (pour les connaisseurs, deux références cinématographiques se glissent dans cette dernière expression, dont une bonne, et c'est celle du requin jaguar).
Mais la vie est injuste (pour les autres), et moi aussi je vais aller me faire rotir en Thailande, la semaine prochaine, si je veux. Si je peux. Je te tiens au courant, public. Et pardon d'avoir été si long pour si rien-à-dire.
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