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La suite. En Malaisie. Par ici
Lundi 11 juillet 2005

Over-blog c'est bien, mais pour les photos c'est assez pénible quand même (d'un point de vue technique, pour les uploader surtout).

A partir de maintenant quand il s'agira d'un album photo complet, vous le trouverez par ici !

Par François - Publié dans : Information
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Lundi 11 juillet 2005

Vangvieng est situé au premier tiers de la distance qui sépare Vientiane de Luang Phabang, ancienne capitale du royaume lao et haut lieu du tourisme "chic" du pays. Au bord de la région montagneuse, elle borde la Nam Song et constitue une étape obligatoire pour les backpackers qui parcourent l'Asie du Sud Est en quête du "frisson communiste" et de ses vestiges. On y croise beaucoup de chambres à air de tracteur occupées par des australiens pas très frais mais bruyants qui se laissent dériver sur la rivière, avant de s'envoyer un "happy shake", corsé à base de produits de l'agriculture du nord, dans une des très nombreuses guesthouses qui semblent constituer à elles seules la moitié de l'urbanisme de la petite ville.
C'est là que j'ai choisi de passer mon weekend. Non pour les attractions dédiées aux backpackers, mais bien pour le paysage, dont on m'a promis qu'il valait le détour. Encore une fois parti sur les traces de Mel, donc, c'est à 7h00 que je m'engouffre, samedi matin, dans un bus lao "à l'ancienne", bien rempli, et dont le controleur a placé des tabourets dans l'allée centrale pour les retardataires. Bien leur en prennent, moi qui dispose d'un siège régulier, je ne peux même pas garder mes jambes en face de moi et suis obligé de me tordre sur le côté, en empiétant sur l'espace de mon voisin qui de toute façon n'a pas la place de mettre ses jambes en face de lui non plus.

Voyager dans un bus 100% lao est un choix : en effet, à l'arrivée à la gare routière du Thalat Sao le matin, nombre de bus alternatifs - VIP, minibus, etc - vous sont proposés pour n'importe quelle destination, moyennant 4$ dans le cas qui nous intéresse. Je décide malgré tout de voyager local, pour 1.50$, avec les laos dans un bus pourri et réellement inconfortable. Le trajet de 155 km environ prend 3h30. Qu'importe, j'ai tout mon temps. Le personnel est constitué d'un chauffeur et de ce que nous appellerons un contrôleur, c'est à dire une personne chargée d'ouvrir la porte arrière alors que le bus roule encore, à la traversée des villages, en criant "aah Vangvieng Vangvieng", d'aider les gens à charger leurs bagages - de natures diverses, du sac classique au chargement de produits pour le marché. Il n'est pas rare, durant les 60 premiers kilomètres qui traversent une région assez peuplée, de voir une moto claxonner le bus pour qu'il s'arrête et qu'on s'y échange un passager, bien que le bus soit déjà plein à ras-bords. On croise même des péages. Parfois, à l'occasion de l'un d'eux, le bus est contraint de s'arrêter quelques minutes. On voit alors fondre quantité de femmes et enfants sur le bus, criant et tendant toutes sortes de choses par les fenetres. C'est le ravitaillement : sodas, eau, brochettes de poulet, poisson séché, brochette d'oeufs, friandises locales... Ce qui, à terme, enfume le bus d'un mélange de fragrances plus ou moins désagréables.
A l'approche des montagnes, le bus s'arrête soudain au milieu de la route, et tout le monde se précipite à l'extérieur : c'est la pause pipi. Femmes, enfants, hommes, tout le monde descend, et je finis par fermer mes yeux de peur de croiser quelque image les mettant mal à l'aise de gens se soulageant sur le bord de la route, sans se soucier d'être vu, femmes y-compris. On ne s'embarrasse pas de pudeur.
La suite du trajet offre un paysage réellement joli et rafraichissant de montagnes et de rizières. La route sinueuse, par contre, met à mal les estomacs locaux et certains doivent se précipiter sur des sacs plastiques accrochés un peu partout dans le bus afin de vider les morceaux de brochettes d'oeuf ou de poulet qui ne souffriraient pas les boucles de la route n°13.
L'arrivée à Vangvieng est donc un soulagement, même si l'expérience du bus fut des plus amusantes, finalement. Je me déplie et en descends, sur l'ancienne piste d'atterrissage qui constitue la gare routière, bien que celle-ci ait officiellement déménagé à 2km au nord.

  Je décide d'opter pour une guesthouse "riverside", n'étant pas venu ici pour faire l'andouille mais pour me reposer un peu - si possible. J'en trouve une, où pour 8$ (ce qui, croyez le ou non, est plutôt cher pour Vangvieng) je dispose d'un petit bungalow avec salle de bain et ventilateur, non loin de la rivière. "Les jardins de Vangvieng" (en français dans le texte) comptent également une terrase s'avançant sur la rivière et qui offre une très jolie vue des montagnes, de l'autre côté de la NamSong.

J'y mange donc, puis décide de visiter les grottes alentour, qui ont fiat à l'origine la réputation de la ville (qui a depuis été supplantée par le fameux coup des backpackers évoqué plus haut). La première est accessible à pied, à 1km de mon bungalow, après avoir traversé (1 000 kips) le complexe "hôtelier" Vangvieng Resort (parc à bungalows), traversé un pont enjambant la rivière et grimpé un escalier assez long par cette chaleur. Cette première grotte est en fait équipée pour accueillir les touristes : éclairage, ponts enjambant les cours d'eau et barrières en font un endroit assez facile à visiter (9 000 kips pour les étrangers).
Je décide ensuite de déambuler dans la ville, avant finalement d'opter pour un vélo dont la location me coûtera 10 000 kips sous couvert de retour avant 18h00. Je décide de prendre la direction du nord, et rejoins donc la route 13, direction Luang Prabang. Mon Lonely Planet me dit qu'à 13 km il y a 3 grottes vraiment dingues, mais la route est valonnée, il est 14h passées et il fait vraiment très chaud. J'avance donc et prends plus loin un chemin sur la droite, espérant me dénicher un coin tranquille au bord de la rivière. Peine perdue, au bout de ce qui doit approcher d'un kilomètre, la route est coupée par l'eau. Demi-tour, et je finis par me motiver à boucler ces 13 km, promis à une expérience sinon couronnée de succès, au moins intéressante.

 La route s'avère un réel plaisir. Je m'arrêtre régulièrement, pour satisfaire les différents besoins que son : boire, m'assurer que je n'ai pas raté le chemin, éviter les secteurs inondés, éviter les secteurs troués, éviter les vaches couchées en travers de la route, demander leur nom aux enfant qui m'interpellent avec des grands sourires et des "Sabaai dii" (je ne sais moi même pas dire grand chose d'autre que "quel est ton nom ?", ce qui de toute façon suffit à les ravir), prendre des photos d'un paysage réellement magnifique.

Allons-y gaiement, versons dans la sensiblerie de comptoir et les qualificatifs convenus : les montagnes recouvertes de nuages et de jungle, les pans rocheux, les chemins de terre et les animaux divers et variés qui me chargent quand je coupe leur route, imperturbables, rendent la promenade vraiment splendide, ennivrante, paradisiaque.
Me voici arrivé au km 169. Comme prévu, bien que vraiment pas tout près de la borne, un petit chemin me conduit à la rivière, sur la gauche. Là je peux déposer mon vélo contre 2 000 kips. Je suis rejoint par un couple de néo-zélandais en moto qui semble avoir eu la même idée que moi. Une barque traverse la rivière et remonte un semblant de rapides pour venir à notre rencontre et nous faire traverser, pour 3 000 kips chacun, vers l'autre rive, celle des montagnes, celle des grottes. Là nous somme pris en charge par deux jeunes lao qui veulent nosu faire visiter les grottes. La première, Tham Sang (la grotte de l'éléphant), tient son nom d'un stalagmite en forme d'éléphant. Effectivement. Mais elle est minuscule. Pour els autres grottes, il nous faut traverser les rizières, ce qui est... humide. La seconde grotte nécessite une torche, et serait longue d'un km. 5 OOO kips la torche, 5 000 kips les 2 grottes. Je m'offre également une bouteille d'eau, la mienne n'a pas tenu les 13 km. Erreur fatale. Comme dirait ma mère, "il fait noir comme dans le trou du cul d'un singe" ; en plus, saison des pluies oblige, la grotte est inondée et le sol particulièrement mouillé et glissant, quand on n'a pas de l'eau jusqu'à mi-cuisses. Tout ça pendant près d'un kilomètre ! Autant dire que cette bouteille d'eau est vraiment encombrante. Cela dit l'expérience est amusante, malgré les quelques chutes. J'en sors couvert de terre, tout comme mes deux compères, et nos guides. La seconde grotte est beaucoup plus difficile d'accès, il nous faut escalader, grimper des échelles, glisser, bref nous arracher ongles, peau et cheveux pour y parvenir, tout ça à travers un semblant de jungles, et pourtant pendant seulement 10 minutes. Tout aussi longue, cette grotte n'est pas (ou presque pas) inondée mais par contre beaucoup plus accidentée.
 

 Il en reste une dernière, seulement il est 16h30 et le temps de retourner à mon vélo et de le ramener, je crains de dépasser l'heure limite. Mes accolytes n'ont quant à eux plus assez d'argent et la surprise ("money for god") s'avère pour eux difficile à négocier, le risque étant de devoir traverser la rivière à la nage, et vu le courant à cet endroit, ce n'est pas conseillé. Pour ma part, je lache les 20 000 kips réclamés sans grogner trop fort et nous retraversons rizière, torrents, NamSong et autres plaisir de l'aller.

Le retour à vélo se fera "à fond" pour rentrer dans les délais. Bien cuit, je me jette sous la douche dans mon bungalow et rejoins la terrasse d'ou je ne bougerai plus. Je savoure le coucher de soleil, une pizza au gingembre, un bon bouquin, une ou deux beerlao, je manque d'étrangler ce que nous appelerons des "backpackers de merde" qui se comportent vraiment comme s'ils avaient tout vu, tout vécu, et qui se croient tellement cools qu'ils sont finalement très fatiguants. "Yesterday I asked for a happy shake, man, you know what I mean, Yeah, right on, but I didn't get happy. So make it double man, yeah, cheers man, yeah!"
Finalement, tombant de fatigue à 22h, je quitte la terrasse de mon bungalow cette fois, pour me glisser sous la moustiquaire, sous la portée du ventilateur, et m'endors comme une souche.
Le lendemain, au réveil, le temps est couvert et je decide de traîner sur la terrasse pour le petit déjeuner. Lecture face à la montagne cachée par les nuages, puis départ pour le VIP bus réservé par la guesthouse. Je ne verrai jamais de VIP bus (prévu pour 13h30) et vers 14h une fillette vient nous chercher, mon vieux camarade de 40 ans de la dernière demi heure avec qui j'ai bien discuté et moi, pour nous conduire à une autre guesthouse où il reste de la place dans le minibus qu'ils afrètent pour Vientiane. Plein à craquer. Nous décollons à 14h15 et rentrons - presque - sans encombres à Vientiane.

Par François - Publié dans : Escapade
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Vendredi 8 juillet 2005

Je suis effondré. Je vous avais concocté une petite merveille, une kick-ass scene inoubliable, un grand moment de bonheur. Mais le gin fizz a rendu ce cadeau impossible.

Comme cela semble devenir rituel, jeudi soir, sortie avec P. G se joint à nous. Il s'agit simplement d'aller prendre un verre, et de s'enchaîner quelqu'énorme pizza à La Terrasse. Cocktails au Sticky Fingers, donc, puis pizza à la Terrasse. Ensuite nous regagnons le Mozaïc, le bar le plus classe de Vientiane. En témoignent les quelques prostituées qui nous sautent dessus dès notre arrivée (comme quoi...). Re cocktails. Et là, soudain, moment magique. La sono, qui envoyait du Sean Paul et du Jennifer Lopez, passe en mode "slow". Deuxième de sa catégorie (dont j'avais enregistré rien que pour vous une minute complète avec mon téléphone mais que j'ai malencontresement égaré - le fichier, pas le téléphone) : "Hélène, je m'appelle Hélène, je suis une fille comme les aaauuuuutreeeeeuuuuu". Et je déconne pas, on l'a eue en entier.

D'ailleurs ça devait être le quart d'heure français puisqu'on a enchaîné avec un bon vieux Paris Latino by la Star Ac'.

Top Classe.

Par François - Publié dans : Tranche de vie
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Jeudi 7 juillet 2005

Décidément j'ai la maîtrise du titre - citation. Aujourd'hui l'allusion est rock n' roll, et "concours !" : le premier qui me sort la référence en commentaire a gagné un truc. Je sais pas encore quoi. Une photo exclusive de Wei nu par exemple, ou de la célèbre "miss juillet".

Pour les plus vénaux d'entre vous donc, comme le titre l'indique voici un petit point sur l'argent et le Laos. Tout d'abord, les devises. Au Laos, on en utilise trois : le kip (autrement appelé "kip de sa mère"), le baht thai et le dollar US. Le kip est la monnaie nationale, la devise officielle du pays, la monnaie du peuple, le standard, le truc de base quoi. Le kip a cette particularité de n'être pas convertible (ce qui signifie, pour les informaticiens et autres hermétiques à l'économie) qu'on ne peut pas changer de kips ailleurs qu'au pays du kip (où ça ?). Mais le kip est aussi une monnaie marrante, qui a sérieusement morflé pendant la crise asiatique (Asie du sud est, 1997, crise de change du baht thai, JC Chouraqui inside, mais sors donc de ce corps !), ce qui a d'ailleurs joué un rôle important sur le pouvoir comique de la monnaie.

En quoi est-elle si drôle ? Eh bien si vous regardez la photo, vous me verrez palpant et reniflant les espèces sonnantes et trébuchantes que constitue mon salaire mensuel. Au Laos, je ne suis rien moins que millionnaire. Je sais, ça ne se fait pas d'étaler comme ca son revenu si on est pas américain, surtout avec des liasses de billets de 10 000 et 20 000 kips de sa mere. (z'avez noté la blague ?). Mais rassurez-vous, les plus envieux : 10 000 kips (de sa mère, donc) équivalent à quelques centaines de kips près à... 1.00 USD. De fait, personne n'écrivant sur ce blog n'est riche. Le plus tordant (si si vous allez voir c'est tordant), c'est que le plus gros billet est de 20 000 kips, soit 2$, et le plus petit (car bien que je n'en aie jamais vu, mon plus petit billet étant de 500 kips, on m'a juré son existence) est de 100 kips, soit 1 cent. Bien sur, pas de pièces.

Les gens ici utilisent donc également le BHT (baht thailandais), dont il faut 500 pour faire un euro, ou encore le dollar US, à cette différence près qu'on peut vous rendre la monnaie en dollar, en baht il faut déjà plus se bagarrer, et on vous la rendra en kips.

Enfin, que peut-on s'acheter avec ces devises ? Au Laos, je répondrai (et d'ailleurs étrangement), tout ce qu'on veut, au moins à Vientiane. Un pain au chocolat : 5 000 kips. Des coton-tiges : 7 000 kips. Un petit paquet d'Oreos (pour les connaisseurs) : 40 000 kips. Des pringles Onion/Sour cream : 20 000 kips. Une boite de préservatifs Duresc : 40 000 kips. Un cheeseburger avec frites : 28 000 kips. Un litre d'essence : 6 000 kips. Un repas du midi bien copieux et savoureux : 10 000 kips. Un billet de bus pour Vang Vieng (4 heures de bus) : 15 000 kips. A noter : Pour mesdames, on trouve tous les accessoirs nécessaires périodiquement, toutes les tailles, toutes les sortes. Rassurez-vous, le Laos (contrairement à quelques pays de la région) est équipé.

 

Par François - Publié dans : Countryside
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Lundi 4 juillet 2005

Vivre à Vientiane c'est un peu comme s'ennuyer. On sait qu'on pourrait faire plein de choses mais on s'endort. Mais à une heure de vol de Vientiane, il y a Bangkok. Et à Bangkok, il y a Bertrand. Aller à Bangkok c'est agréable : il y fait beau, la ville est fonctionnelle, pleine de choses à faire (surtout quand on vient de Vientiane qui est, pour vous donner une idée, largement plus mort qu'Hazebrouck). Bangkok, en Thailande, est connu comme la capitale mondiale du tourisme sexuel, comme la ville au 300 000 000 de temples, comme un endroit pollué. Voyons un peu ce qu'il en est.
Les protagonistes de ce récit seront :

 

 

 

 Bertrand

 Pierre (qui prend feu)

Moi 

Tout commence le vendredi après midi, à 14h20, à l'atterrissage du vol QV414 Vientiane-Bangkok, 80 minutes. L'aéroport est immense, pour quelqu'un qui vient de Vientiane (ou une dizaine d'avion atterrissent et décollent chaque jour). Entre la piste de décollage et la piste d'atterrissage, un golf, ce qui laisse à penser que la ville sera dense. Le passeport tamponné (pour un mois, et c'est gratuit), je quitte l'aéroport. La température vaut celle de Vientiane mais aujourd'hui il fait particulièrement chaud. Le soleil brille sur la route où le taxi m'emmène, à tombeau ouvert, vers le centre ville et le quartier des ambassades. Premiers coups d'oeil à un réseau autoroutier tentaculaire, multi-étages, organisé et bordélique à la fois. J'ai un peu mal au coeur (tournée des bars la veille avec des fournisseurs) et tout défile très vite : ici on a de vraies routes et les voitures peuvent circuler "à donf". Je n'ai plus l'habitude.
Arrivé près de l'ambassade d'Australie, je me chamaille un peu aec le chauffeur qui essaie de m'endormir. pour 20 minutes, 6€ c'est pas si cher avec un standard parisien, mais ici c'est de l'abus. Je pénètre dans l'alliance française (bâtiment vraiment classe) où je retrouve Bébert qui décide de prendre une pause durant les deux heures qui restent de son après-midi. Terrasse du café de l'alliance française, café glacé, bavardages.

Puis vient l'heure de quitter le "boulot", nous nous dirigeons vers le sky-train (le métro aérien), vers le quartier de notre camarade. Le sky train nous emmène à 2km/h par dessus la ville et je peux me rendre compte du degré de civilisation : des constructions énormes partout, des buildings, des écrans géants avec des pubs, des centres commerciaux... Nous en gagnons d'ailleurs un pour y faire quelques emplètes, dont une Singha (bière thai dégueulasse) qui nous suivra tout au long du weekend, pour Pierre.

 Après l'apéro chez Bertrand, nous gagnons le Night Bazar (enorme cantine-spectacle, à découvrir à droite) ou nous rejoint le fameux Pierre. Il ne le sait pas encore mais le sort l'a désigné pour cible d'une banane. Une fois le dîner terminé (voir le blog de Bertrand pour le menu), nous nous dirigeons vers PatPhong. En effet, Mel aurait dit à Bébert de m'y emmener.  

PatPhong, pour faire bref, c'est le quartier des putes. Je passe les détails. Avides de danger nous pénétrons dans un Pussy Show. Un endroit cauchemardesque (conseillé par Melanie qui vraiment a des loisirs de perverse) où des femmes sur le retour dansent nues sur un podium et s'enfilent (enfin surtout s'extraient) des choses toutes plus horribles les unes que les autres de vous-savez-ou sous le regard lubrique de vieux dégueulasses. Cela va des fléchettes (propulsées musculairement vers des ballons de baudruche accrochés au plafond) aux guirlandes de lames de rasoirs (qui coupent vraiment, démonstration faite par la suite) en passant par le lancer de banane. Que des gens gagnent leur vie de cette façon est vraiment terrifiant. Fort heureusement pour notre moral, le fidèle accolyte de Bertrand, le fameux Pierre, qui semble-t-il est le seul à qui pareilles choses peuvent arriver, a reçu une banane volante en plein coeur. D'ou venait-elle...
Nous nous échappons avant d'être trop déprimés et déambulons dans le quartier qui, à l'origine, était (et continue d'être) celui des contrefaçons. Quelques "Sexy dvd" et autres "Tuk-tuk my friend?" (les mêmes qu'à Vientiane, au moins pour les propositions de Tuk-tuk) plus tard nous trouvons un taxi qui nous ramene. Au dodo!

   Samedi matin nous ne nous levons pas vraiment tôt, mais pas vraiment tard. Bertrand et moi rejoignons Wat Po (un gros temple énorme plein de touristes), et faisons le trajet en bâteau sur le fleuve, histoire de varier les plaisirs. La navigation sur le fleuve semble périlleuse et il ne faut pas oublier de descendre à votre arrêt (c'est à dire être prêt à sauter sur le quai au coup de sifflet, sinon c'est à l'eau. Et vue la couleur de l'eau, vous n'avez définitivement pas envie de vous mouiller).


Après le temple, direction KaoSan, rue à touristes pleine de stands et d'agences de voyage. Poulet au gingembre (mmm) à 20 bahts (40 centimes d'euro) dans la rue. Taxi-suicide vers le MBK, un énorme centre commercial dans le centre (je ne suis pas sur que ce soit dans le centre vu que tout ressemble à un centre), nous continuons nos aventures sur les traces de Mélanie, dont curieusement tout le monde à Bangkok se souvient, surtout dans les quartiers glauques...
Au MBK, ciné. War of the Worlds, voir Bébert San pour la critique. Le Programme de la soirée sera dîner dans un club de jazz/blues, puis sortie au Q-Bar (une boîte genre tu-rentres-tu-rentres-pas mais en bons falangs on rentre partout), où on zone sur la terrasse. Deja 1h et la boîte ferme. After quelque part sur le toît d'un petit bâtiment, jusque 3h30, à éviter les péripathétitiennes (décidément très collantes) en dégustant un petit kebab et une chicha.

 

 

 

 Sky train

 Q-Bar

 And after


Le lendemain, déjeuner à Chaduchak, un marché qui ressemblerait au Thalat Sao de Vientiane s'il n'était pas 867 fois plus grand. Puis après avoir déambulé dans le parc, il est (décidément trop tôt) l'heure de se diriger vers l'aéroport.

Le retour à Vientiane est un peu triste car le temps est gris, cependant la vue de la ville depuis l'avion est chouette. Et j'avais oublié combien l'aéroport est petit. Et je suis un peu chez moi maintenant, donc content de rentrer quand même...

Par François - Publié dans : Escapade
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Laos. Souvenirs de juillet.

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