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La suite. En Malaisie. Par ici
Jeudi 30 juin 2005

Le pouvoir de l'ingénieur a regagné mon corps. Dans un décor et avec des accessoires dignes de StarWars, l'inactivité laisse la place à la Force, et je me sens une âme de un-an-et-quelques-en-arrière-avec-Sabine-en-tant-que-tel, comme au LARIM, comme à la maison. Peu d'entre vous comprendrons cette allusion, je la dédicace au roumainichel des philippines et à toute la clique du LARIM.

Aujourd'hui : pour installer un réseau sans fil, il vous faut une carte sans fil. Deux familles de modèles existent sur le marché :

 Modèle un peu encombrant : antenne AirSystem (la petite), routeur Buffalo, cable coax blindé de 20m, power suppy

Modèle moins encombrant : DLink DWL-650+ - PCMCIA 

L'intérêt technique de l'article s'arrête ici. N'empêche, avec mon sabre laser je me suis occupé pendant quelques heures. Le problème (sans entrer dans les détails) était de faire communiquer deux routeurs. Et disons que, seul, ca aurait pris 2 minutes. Mais avec un supérieur lao, c'est forcément plus long. Pour plusieurs raisons : d'abord le lao n'est pas forcément qualifié pour le poste qu'il occupe. Ca ne veut pas dire qu'il est plus bête qu'un autre, attention. Ca veut simplement dire que les gens ne sont presque jamais à leur place. Ainsi mon camarade de jeu tente une multitude de combinaisons, sans réellement essayer de comprendre ce qui se passe ou comment cela fonctionne. Il a lu un manuel très hypotétique et s'en contente. L'autre raison, c'est que le lao refuse toute aide d'une personne qui a compris le problème (et je n'ai aucun mérite j'en ai bouffé au LARIM pendant 9 mois). Peut-être, comme le pense Guido, par peur de se faire piquer son job. En tout cas ce n'est surement pas par moi. Ceci dit, on pourrait se rendre compte de son incompétence. Aussi, bien que connaissant la solution, je dois me contenter d'attendre a côté de mon accolyte qui ne cesse de répeter "it should work I don't understand", ignorant superbement mes "I do, set the bridging mode and specifiy the MAC Address Filter with the peer router physical address". De fait, on met 3 heures. Loin de m'embêter au début, puisque je n'avais rien de mieux à faire, j'ai tout de même très vite perdu patience et à force d'insister et d'enrichir ma ritournelle de quelques "Set the f*** bridging mode and you'll go home ! Don't you want to go home ? It's time isn't it ? Yeah, you are not listening to me anyway. Allo ?" je suis parvenu à influencer son jugement. En effet, quelques 2h40 après les premiers tests, il revient vers moi et me glisse un petit "okay i got it, set the bridging mode. But you'll probably need to specify the peer address in the filtering field". Tout n'était donc pas perdu.

Barrière de la langue ? Barrière culturelle ? Bêtise du sujet ? Oh et puis zut...

Par François - Publié dans : Au boulot !
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Mercredi 29 juin 2005
Divagations. Lecture facultative (si tant est qu'un article puisse être "obligatoire").
 
Il y a des jours dont on se passerait. Il y a des jours qui n'ont même pas l'air d'exister vraiment, des jours on on voudrait être ailleurs, sans très bien savoir où ni pourquoi, d'ailleurs. Il y a des jours où ce blog tourne au journal intime d'adolescente amoureuse. Dès le réveil on sent que ça n'ira pas. Buzzer. 7h. Encore un jour. Le même qu'hier. Hier déjà cela me tracassait. Le même qu'avant-hier, qui déjà me tracassait moins. Alors pourquoi ? Peut-être simplement parce que ces jours-ci, je ne suis pas débordé. Vraiment pas. Et s'il est une situation que je n'aime pas, c'est bien celle là. Si encore on pouvait s'éclater après une journée de travail, mais non, on est au Laos et les weekends sont peut-être animés, mais les semaines définitivement pas. Alors une journée de travail pénible se transforme en chemin de croix. Oui, tout de suite les grands mots. J'ai pas envie d'être de bonne humeur, et alors ?

 Des tas d'idées me trottent dans la tête, quand je n'ai rien à faire. j'essaie desespérément de me tenir occupé mais rien à faire, c'est paisible, trop paisible. Mon problème ? Au plus j'y réfléchis, au moins je le trouve. Je suis dans un pays tranquille, les gens y sont attachants, dévoués, amicaux, la vie est facile, moi qui aime la solitude j'en ai pour mon compte... De quoi je me plains ? Ben je me plains, c'est tout. Ceux qui me connaissent... me connaissent. Ainsi la pire des idées qui peuvent vous effleurer, quand vous vous ennuyez ferme, c'est ce que font vos amis. Wei, Gwen, Alesc, ils dorment. Qu'ils en profitent. Bertrand... attendez je lui demande... Bertrand se sent exactement comme moi. Merde, ça fait presque plaisir. Pas qu'il s'ennuie, mais plutôt que je ne sois pas le seul. Louis, je préfère même pas y penser (boulot sexy, en Chine, actif...). Mel, Julie ? Quelque part à Pékin (sal...) en train de manger et de découvrir (du moins pour mel) les plaisirs d'une nouvelle vie. Seb, Jean-Mich, Tof... un gros dodo. Gnagnagna. On dort pas bien au Laos (j'ai déjà parlé de ça ? L'humidité, le bruit de la clim, la fatigue malsaine des journées...). Bref, quand on s'ennuie on rêve de la place des autres. C'est pire que mieux, c'est vraiment une idée stupide. Comme dirait Bertrand, à vrai dire comme dit Bertrand, "moi en fait ce qui me manque le plus c les petites soirées trankilles ou les chouilles qu'on faisait à lille". Je vois à peu près. J'étais pourtant pressé de partir. Certes je ne suis pas parti ou je voulais, ni pour y faire ce que je voulais (comme quoi j'avais déjà ces idées :)) mais j'ai quand même la chance d'être parti, et je ne la renie surement pas.

Le moral va revenir. Simplement, aujourd'hui j'aimerais être ailleurs, quelques cinq ou six semaines en arrière. J'étais pas si mal. Je voudrais être à Bangkok, déjà, pour changer d'air (quitte à ce qu'il soit pollué, ce qui témoignerait d'un peu de civilisation). Je voudrais être à Ningbo, à boire un verre avec Louis, qui parsèmerait la conversation de "gzgzgzgz" en tous genres. Je voudrais être à table avec Julie et Mel. Je voudrais manger. Tiens, quand on s'ennuie on compte les minutes qui vous séparent du repas. La pause, une conversation avec quelqu'un. Quand on compte ces minutes, on s'ouvre l'apétit. J'ai donc faim. Quand j'ai faim, je grogne. Je suis un homme. Enfin, un homme... vous me comprenez. Les hommes ça rale quand ça a faim, ça rale quand c'est malade. Moi je suis jamais malade, mais j'ai faim. Donc je grogne. Vous me suivez ?

Manger... Hier après le boulot j'ai cherché avec Yip un imprimeur. Dans Vientiane, c'est pas une blague, on a du mal à trouver ça. Il s'agit d'imprimer 60 pages, recto-verso, et d'en découper 10 badges par feuille, les plastifier. L'intéret ? Utiliser mon travail (les codes barre et le système de gestion des têtes) pour la cantine, qu'on espère ouvrir vendredi. Toujours est-il, donc, qu'après ça nous avons décidé d'aller nous remplir la panse chez Miss U, un petit resto chinois, où la nourriture est excellente. Je ne devrais pas y penser maintenant, ce n'est que torture supplémentaire.

Yip s'ennuie à Vientiane. Sa situation est pire que la mienne : ici depuis plus de deux ans, il laisse femmes et enfants à Singapour. Qui plus est, il revient de deux semaines de vacances au Canada (le veinard), dont Vancouver (le méchant veinard). Il partira en même temps que moi, en septembre. Et comme moi il ne sait pas ce qu'il fera ensuite. Son histoire m'amène à me poser une question : est-ce pire d'être loin des siens, ou de n'être loin de rien du tout ?

J'ai faim. Je m'ennuie. J'en souris.
Par François - Publié dans : Au boulot !
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Mardi 28 juin 2005
Le temps est venu pour une petite note technique destinée à vous aider. Marre d'aller au blog ? Le blog vient à vous.

Condition : utiliser un client mail/news (type Mozilla Thunderbird. Et si vous utilisez encore Outlook Express (je ne parle pas de la version complète Outlook de MS Office) ben changez pour Thunderbird, qui en plus d'être gratuit et libre présente l'énorme avantage sur son concurrent d'être bien fait. http://www.mozilla.org ).
Dans un client mail, vous pouvez paramétrer des serveurs de news. Avec Thunderbird, vous pouvez paramétrer des comptes "RSS news & blogs" (tools > account settings > add account). Vous cochez "RSS news & blogs", suivant, vous entrez un nom, suivant etc.
Une fois le compte créé, le répertoire portant le nom choisi apparait dans la liste des comptes en bas à gauche (avec, par exemple, "local folders" et autres). Cliquez avec le bouton droit sur le dossier racine du compte (celui en gras qui porte le nom que vous avez specifié à l'instant), et choisissez "manage subscriptions...". Cliquez sur "add" et tapez dans le champs "feed" l'adresse suivante :

http://laofanch.over-blog.com/index.rdf
Selectionnez les options que vous voulez, patientez quelques instants le temps que Thunderbird se synchronise avec le blog. Et le tour est joué ! Plus besoin d'aller consulter le blog, il vient à vous de lui même comme un grand. Les nouveaux articles arrivent exactement comme de nouveaux mails dans votre boite. Bien entendu vous pouvez souscrire à plusieurs blogs (par exemple pour celui de Bertrand, ajoutez un compte via le "manage subscriptions..." de tout à l'heure, avec comme feed address "http://bangkok.over-blog.com/index.rdf")

Elle est pas belle la vie ? Merci qui ? Merci mozilla !
Note aux utilisateurs avancés : vous pourriez préférer l'adresse de feed "http://laofanch.over-blog.com/rss2.php", à votre convenance.


Par François - Publié dans : Information
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Lundi 27 juin 2005

Aujourd'hui, plusieurs choses : d'abord nous souhaitons un bon voyage a Zulie et au ptit Lapin qui decollent pour la Chine ce soir (cette nuit pour moi). A bientot la-bas.

Deuxiemement on celebre mon depart prochain pour Bangkok. Oh certes, il ne s'agit que d'y passer le weekend, mais se rendre dans une ville qui a cette reputation quand on vit dans la brousse depuis un mois, la simple idee de voir des gens semble excitante. Meme la pollution me manque, pas en soi mais parce qu'elle est synonyme d'animation. Vivre a Vientiane est une experience unique, mais pas exactement ciblee pour les jeunes celibataires comme moi, qui tombent au milieu d'un monde de couples avec enfants et s'y sentir a sa place n'est pas toujours facile. Et si je n'aime pas Bangkok, je serai ravi de revenir (je suis confiant, je serai ravi de revenir de toute facon).

Le depart est prevu vendredi midi, retour dimanche apres midi, et en avions s'il vous plait. La-bas, rendez-vous avec Bertrand. Yeeeeeehhaaaaaaaaaa!!!!

Par François - Publié dans : Information
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Dimanche 26 juin 2005

Et oui, le soleil est finalement revenu sur Vientiane en ce samedi soir, mais le niveau avait deja suffisamment diminue pour que le match de foot opposant LTL a l'Onepa (la boite MBA de Vientiane, je rigole pas) puisse avoir lieu dans des conditions ideales : terrain gras, donc pas poussiereux, temperature suportable et humidite "rafraichissante". De fait, j'ai beaucoup couru, on a bien perdu et on s'est amuse. Par contre, je suis toujours une vraie lavette en endurance sous ce climat (mais comme je cours beaucoup, et dans tous les sens, il n'est pas dit que j'optimise l'exploitation de mes ressources. Plus tot dans l'apres midi je m'etais rendu au Thalat Sao (Morning Market, vientiane shopping mall comme vous voulez) pour me faire arnaquer (il est difficile de vaincre face a des professionnel du marchandage) a l'achat de crampons, histoire de pas me tuer sur la pelouse.

Apres le foot, rendez-vous avec Patrick et sa femme ainsi que Guido au Dao Fa ("chez  Adrien", avec lequel je dois sortir apres) pour quelques cocktails, puis nous demenageons au Sticky Fingers ou je viens avec peine a bout de mon blue cheese and bacon burger de chez maman, plutot monumental. Nous nous separons vers 23h et vers minuit et quart Adrien passe me prendre a l'hotel. Ce soir, je decouvre les boites Lao. mois que ne suis pas excite par les boites, je suis pourtant bien content de bouger meme si un mal de crane surement du a la course de l'apres midi me torture.

Apres un trajet de10 minutes a l'arriere de la moto d'Adrien, plutot agreable dans la fraicheur du soir, nous arrivons dans la boite, qui ma foi ressemble beaucoup a la maison, la musique varie parfois un peu (remixes lao de "i will survive", mais egalement remixes du truc roumain de l'ete dernier, qui decidement a envahi le monde par son seul exotisme de musique kitch). Mais la boite ferme a 1h15 et deja il faut rentrer. Je suis cuit, n'en deplaise a mes guides, car j'ai tout de meme apprecie l'experience que je pense je renouvellerai.

Edit 3h plus tard : tu parles de soleil, j'ai attendu Audrey sous la pluie en sortant du cyber cafe, une averse de folie comme j'en avais jamais vu, je me suis refugie sur les marches du porche de "couleurs d'asie" et l'eau a recouvert la premiere marche. Finalement Audrey est arrivee, apres s'etre fait virer de son abri de bus surpeuple et nous avons couru les 20 metres qui nous separaient de la Scandinavian Bakery pour etre de toute maniere trempes... Foutu pays

Par François - Publié dans : Tranche de vie
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Laos. Souvenirs de juillet.

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