| La rue propre, qui quoique vous en pensiez, est effectivement propre. Pour vous la décrire quand il pleut : grandes flaques sur les bords, sur toute la longueur de la rue (ou presque, de sorte que les rues transversales lui sont reliées par un gué (dont le passage justifie la possession quasi-systématique, pour ceux qui ont une voiture, d'un modèle 4 roues motrices sur-élevé) |
| La rue très propre, qui se sent très seule dans la capitale Lao. Mais que le visiteur potentiel se rassure, elle était il y a un an encore dans la catégorie "normal-moins". Ce qui laisse à penser que les très nombreuses rues en travaux de Vientiane (80% des rues en ce moment) vont toutes grimper au moins d'une catégorie. Les investissement étrangers sont les bienvenus. |
| La rue standard, qui reflète encore le modèle de développement du pays. Au bout de cette rue, en effet, la fameuse Nam Phu, place du centre ville (place du village direz-vous en arrivant), haut-lieu de l'activité citadine. Et je sais de quoi je parle, je vis à 300m. Ma rue est un peu comme ça, un peut comme la premiere. Comme dirait Béber : "à t'entendre c'est le Nigéria". Jugez par vous-mêmes. |
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| Le ministère des finances, ou du moins l'un des bâtiments (le plus classe, j'en ai rencontré deux) qui porte ce nom. des fenêtres ? Pas forcément. |
| Lao Telecom Service Office (Joint-venture entre l'état et je ne sais plus quelle boîte (étrangère, puisque JV, tu suis ou quoi ?). Petit, confortable, fonctionnel. |
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| Et les papiers ça fait sérieux !! | Autre plan... |
Dimanche midi, c'est resto avec mon patron. Comme il le dit si bien quand je le remercie de son invitation, "le dimanche c'est une tradition, c'est journee famille, aussi c'est normal de t'accueillir a notre table." Ben merde, ca c'est du patron classe. Le programme : resto italien, sur Nam Phu (la place du centre ville, que vous pouvez voir sur l'album "premiers symptomes"). Le patron, Pino, est un ami. Le resto est tres classe, dans le salon VIP la femme du president de la RDP Lao est atablee en famille.
Mon menu : salade et lotte aux pates (un regal). Puis glace maison, le tout arrose d'un petit vin blanc de derriere les fagots, on est assez loin du supplice ! Les conversations a table vont bon train et le patron ne manque pas une occasion de nous rejoindre pour papoter. Le tout est tres agreable. J'en profite donc, apprends un maximum de choses et rentre digerer devant mon "Lao for beginners". Et maintenant, Sieste ? Promenade ?
Samedi matin, et pourtant le reveil sonne, 6h30 comme tous les jours. Hein ? Mais on est samedi ! Tais-toi, reveil.
D'ailleurs, pourquoi sonne-t-il ? Quelques instants de panique et de contrariete intense, puis la memoire me revient : Guido vient a 7h30, on a foot, coup d'envoi a 8h, prod contre logistique.
Coup d'envoi a huit heures, ca veut dire que les premiers lao arrivent vers 8h30, les derniers vers 9h30 et qu'on commence le match a 9h. Le seul probleme, c'est que ca me laisse beaucoup de temps pour m'echauffer, et que quand il fait 30 degres (oui, a 8h, ou est le probleme ? Ca sera pire pendant le match) je suis vite mort.
De toute facon comme dirait guido, le lao dose mal son effort, et pique des points quand c'est pas vraiment la peine, et quand ca le devient il est cuit aussi (moi je suis cuit depuis le coup d'envoi de toute facon). Bref. 1er but de la prod (c'est nous), second but de guido (encore nous), puis but de la logistique. Cheerleaders et tout le tintouin, c'est assez marrant.
Finalement victoire de la prod, avec en seconde periode un magnifique slalom de Soulynha qui vient mettre une petite piquee au fond. 3 - 1 score final, mais au Laos il n'y a pas vraiment de vainqueur ou de vaincu, tout ce partage y compris la 3e mi-temps : laissons le terrain au club de rugby (tiens, plein de francais envahissent le terrain) et nous, nous gagnons une terrasse a quelques kilometres pour manger ensemble et prendre quelques bieres.
Il est 10h30 quand nous nous installons a 28 dans cette echoppe qui se reveille a peine, dans les enceintes resonnent quelques tubes thai a la mode que reprennent en coeur les footeux, puis quand viennent les grands classiques (Scorpions, Linkin Park, etc) tout le monde chante a tue-tete. La beerlao coule a flots. On mange, on trinque et les yeux sont tout petits quand Guido et moi quittons les rangs. Il faut le savoir, le lao remplit un verre vide, et il faut rester vigilant, ils encouragent a vider votre verre tandis qu'ils enchainent le leur, mais le lao est fourbe et son verre est coupe a l'eau ou avec des glacons. Pour eux la fete ne fait que commencer mais Gudo doit aller bosser et il me ramene a l'hotel. Il est 12h30.
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