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La suite. En Malaisie. Par ici
Vendredi 10 juin 2005
Hier soir, je quitte parmis les derniers le bureau. Avec Yip (Electrical Engineering, production) et Guido (Factory Manager), nous décidons (enfin surtout eux) d'aller au Miss U, resto "chinois" en ville. Nous trois, c'est facile, on est là sans personne et on finit toujours plus tard que les autres : au boulot il y a de quoi faire, à l'hotel beaucoup moins :)
L'occasion pour moi de vous parler un peu de la nourriture au Laos. A Vientiane au moins, s'il est assez simple de trouver un restaurant occidental aux standards de nourriture et d'hygiène (au moins apparente) proches de ceux qu'on connait, l'intéret de les frequenter exclusivement est très limité. Du moins les locaux ne les fréquentent que peu ou pas du tout. A cela plusieurs raisons selon moi : le prix, principalement, mais également le type de nourriture peut-être.
Ainsi à Vientiane on trouve facilement hamburgers (sans McDo), pizza ou steack, et même des crêperies (compter au moins cher dans les 4 $ la crêpe selon les ingrédients, de 6 à 10 $ la pizza ou la piece de viande, idem les lasagnes, etc). Vous me direz ici "très bien, manger pour 5 $ c'est chouette ! Et c'est vrai, en Europe. D'autant que le restaurant lao est au premier abord absolument pas attirant : crasseux, odorant... Je parle ici de la petite échoppe, le rez-de-chaussée des appartements classiques, ou la paillote sur les bords du Mékong. Selon l'adresse on y trouvera cuisine lao ou thai, mais aussi malaise ou singapourienne. Pour 1, 2 $. Copieux. Savoureux.
Aussi le raisonnement inconscient que tiennent peut-être les laotiens serait : "Pourquoi manger plus cher une nourriture qu'on ne digèrera pas et moins copieuse ?". Après une semaine ici, on pense comme ca - le point digestion mis à part. 1 $ / 10 000 kips pour un plat de riz sauté enorme avec légumes (pousses de bambous, algues également), porc ou poulet, et un oeuf sur le plat par dessus, le tout accompagné du très indispensable bol de soupe, 15 000 kips le plat de poulet au gingembre avec riz glutineux (miam) et légumes, 15 000 kips le nasi lemak...
Certes je ne m'aventure pas dans les endroits inconnus que je n'aie fréquenté auparavant avec Yip (ce qui se fait de mieux à Singapour en terme de dénichage de coins sympa pour la pause du midi). Mais ces endroits, je n'y serais cependant surement jamais allé seul, craignant je ne sais quelle représaille terrible de mon organisme contre ce que je lui fais subir.
Les laotiens ne se servent que très peu de baguettes, ou alors uniquement pour les soupes de nouilles ou les nouilles en général (ce dont ils sont moins friands de toute manière). Pour le reste les ustensiles sont : main droite, cuillère à soupe, main gauche, fourchette, cette dernière n'ayant pour réelle utilité que de pousser les aliments dans la cuillère. Toujours plusieurs plats : en général une assiette avec le plat principal, plus un bol de soupe et une coupelle avec des piments (à diffuser à souhait dans le riz au fil du repas). Les assaisonnements sont principalement la sauce soja et la sauce au piment.
N'importe quel restaurant vous apportera à votre arrivée un grand verre d'eau potable (bouillie ou filtrée) avec plein de glaçons, ce qui amène les tables à être constamment inondées par la condensation sur le verre froid, cependant les plus frileux trouveront toujours de l'eau en bouteille ou des sodas. L'eau sera donc alors de la TigerHead, produit de Lao Brewery (seule brasserie du pays, JV avec Heineken) qui produit également la très fameuse et non moins bonne Beerlao, fierté locale, qui vous coutera toujours moins cher qu'un soda. Et parole d'amateur, elle est étonnamment bonne !
Par Francois - Publié dans : Countryside
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Mardi 7 juin 2005

La jungle. Hier, 8h, comme tous les matins, réunion de prod, à laquelle je n'ai pas à assister. Plus tard en sortant, G. (le chef de l'usine) vient nous raconter, à Y. (mon voisin chinois) et à moi même, ce qu'on vient de lui rapporter le plus calmement du monde.

La scène se passe samedi dernier, et l'acteur est un des mécaniciens de l'atelier d'impression (où on imprime les emballages). Je n'ai pas trsè bien compris pourquoi mais le gars se ballade en mobylette avec une caisse de beerlao en ville. Toujours est-il que sur le trajet (le menant d'un point A mystérieux vers un point B qui l'est tout autant) le type se plante, la caisse de canettes se fracasse et un morceau de verre vient entailler le pli de son coude (à l'intérieur), pile sur l'artère, ce qui n'est pas de chance, vous en conviendrez. Le bout de verre étant parti, le soin est simple (tac tac, on rembobine, souvenirs de l'AFPS) : tampon relai avec un tissu (la plaie ne contenant plus le corps étranger), on bande et le sang ne coule plus (n'asperge plus les autres autour qui regardent, en fait, dans le cas qui nous occupe). Hopital (même ici), points et retour à la maison, bonne nuit de sommeil.

Et bien non. Ici, l'attroupement observe notre victime se vider de son sang, quand l'un d'eux decide de l'emmener à l'hopital tout proche, qui même au Laos peut recoudre les gens. Le tampon relais ? Non. Un garrôt (qui n'est vraiment pas la meilleure chose à faire ici mais qui au moins le sauve) ? Non plus. L'emmener immédiatement à l'hopital, dans ce cas ? Mais non. Notre personnage décède sur le trajet de 3 km qui le conduit au-dit hopital.

Il m'est difficile de conclure sur ce genre d'incident. Impressionné. C'est ce que je ressens. Une histoire horrible assurément, mais qui me rappelle une conversation que j'ai eue récemment, sur la philosophie de vie Lao : "These people don't give a shit. It may look arrogant to say so but actually there's no offense. They just don't care. You can fire them, they don't care. They drive their motorcycle as they don't care.".

Etrange pays. Le modèle communiste ici a fait un carton car les gens sont culturellement très communautaires et le groupe (la famille) est l'élément central de cette civilisation. Par exemple, si un membre de la famille ne fait rien de ses journées et vit au crochet des autres, ce n'est pas un problème pour eux. Ils pardonnent sans effort, sans même vraiment sans rendre compte. La culture bouddhiste Theravada joue un grand rôle dans cet état d'esprit et a beaucoup aidé le modèle communiste à être accepté. Et Richard Pottier n'aura pas servi à rien !

Par Francois - Publié dans : Au boulot !
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Dimanche 5 juin 2005

Youhou les copains !

Aujourd'hui dimanche, je boucle ma premiere semaine au moment meme ou j'attaque la seconde. Etrange coincidence, a l'heure ou ca se produit je dors a points fermes. C'est dimanche, comme je viens de le dire, et le passage se fait a 9h30. Qu'importe et a peu de choses pres, une demi heure plus tard, je suis debout. Mais non, aujourd'hui decidement je suis fleimard. J'allume la tele, les infos quebecoises, ce sera parfait pour commencer. Figurez vous que le chef provincial du bloc quebecois, Michel Landry, a demissionné apres n'avoir obtenu que 76 % des suffrages a je ne sais quelle election. Scandale, choc etc, apparamment c'etait l'homme de la situation pour ammener le quebec a la souveraineté. Pour autant que je m'en souvienne, quand j'ai quitté Montreal c'etait loin d'etre la volonté de la majorité des quebecois de toute facon...

Le dimanche comme on travaille pas on peut se promener, mais franchement dans ce pays quand le soleil s'enerve c'est super dur. Hier, alors que je m'enfilais une enorme pizza "Mont Blanc" (fromage, patates, jambon, lard...) avec Guido, celui-ci me conseillait le Ho Pha Kaeu, tout pres de chez moi : temple ancien batit pour abriter le bouddha d'emeraude, qui vit maintenant a Bangkok, et ce depuis quelques 300 ans (les vilains siams l'ont embarqué, ont detruit le temple, les francais l'ont reconstruit etc...) Ok, je décide donc de m'y rendre, apres m'etre enfilé une assiette de cet excellent poulet au gingembre dont je ne me lasserai pas de si tot.

Toujours est-il que l'endroit est assez sympathique, meme si mon guide le qualifie de tres roccocco, ce que je dois admettre ne pas etre sans fondement. Tout autour, des bouddhas, bronze ou meme pierre (ce dernier est un survivant du 9e siecle ou dans ces eaux la), certains appelant la pluie (bras pendants le long du corps), d'autres offrent leur protection (coudes au corps, paumes tendues offertes). A l'interieur le petit espace est amenagé en musee, mais certains y prient toutefois. Les photos y sont interdites donc vous ne verrez jamais l'interieur a moins de venir me rendre visite ! Ce que je vous invite chaleureusement a faire, l'endroit étant, comme vous avez pu le comprendre, attachant.

Avec cette chaleur je n'aurai pas fait long feu et si je me sens un peu coupable de ca, cést tout de meme avec un certain plaisir que je regagne le frais de ma chambre climatisée pour potasser mon "Lao For Beginners".

Par Francois - Publié dans : Escapade
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Samedi 4 juin 2005

Vientiane. C'est la que je vais vivre pendant 4 mois. Aujourd'hui, samedi, j'ai donc decide d'en finir avec les trucs du touriste. Comme ca au moins je pourrai en parler, parce que finalement je n'ai pas vu grand chose pour l'instant. 5 rues, 3 restos... Trop peu pour se la raconter. Et le Laos a un embleme national, son monument phare (notre tour Eiffel). 4 km a pied. Il fait au bas mot 80 degres celcius, et je ne suis pas du genre a en rajouter. Apres m'etre enfile pour 10 000 kips (1$) une enorme assiette de riz frit au porc (avec bambou, piments et toutes les decorations necessaires, un regal), etre passe au cyber cafe envoyer un email a Orange pour leur expliquer que leur code marche pas (chut), j'attaque.

Vous pouvez suivre l'itineraire en images en cliquant ici.

Je m'arrete d'abord au mall (shopping center, LE centre commercial de Vientiane, qui est en fait un marche couvert ou tout s'entasse dans els conditions les plus extremes, odeur incluse dans le forfait), pour voir ce que c'etait, je m'engage sur Th Lan Xang, les champs elysees lao, la plus belle rue, d'ailleurs la seule que j'aie pu voir jusqu'a maintenant qui dispose d'un bitume clean et de trottoirs arbores, direction le Patuxai (l'arc de triomphe lao, logiquement situe au bout de Th Lan Xang). L'avenue a ete recemment refaite (on peut en trouver des photo "avant travaux" en demandant gentillement a google images le mot "vientiane" ou en cliquant ici). Au bout donc, le Patuxai, que les lao reconnaissent eux-memes comme etant trompeur (joli de loin, il n'est en fait de pres qu'un vulgaire bloc de beton avec quelques dorures), mais presentant un interet notable : la vue que l'on a du sommet, pour 2 000 kips (0.20$). Plutot sympa, on y voit TOUTE la ville (qui est, je le rappelle une derniere fois, vraiment pas grande).

En continuant legerement vers la droite (on l'apercoit d'ailleurs au loin sur une des photos prises du sommet), on gagne le celebre Pha That Luang, en remontant Th That Luang. Effectivement, ca monte. Il fait vraiment chaud et ma bouteille se vide, j'ai un point de cote en marchant, et pourtant je suis parti il y a 45 minutes ! Qu'importe, le temple vu d'ici a l'air plutot impressionnant et continuer ne me fait dnoc pas peur.

Et il est, effectivement, tres impressionnant. D'abord parce que, recouvert de feuilles d'or, il eblouit en plein soleil. Ensuite parce que c'est mon premier temple asiatique, et qu'il a un look vraiment special. A l'interieur (2000 kips pour les lao, 5000 pour les foreigners), de la verdure, des galeries couvertes de tableau ou abritant quelques antiquites retrouvees lors de fouilles recentes aux alentours du temple, qui est encadre au nord du Vat That Luang Neua et au sud du Vat That Lunag Tai (ce dernier ou reside, je crois, le grand chef religieux lao).

La route du retour s'avere assez longue du fait de la chaleur mais j'ai tout mon temps, il est tot et je m'arrete au Thalat Sao (le fameux mall) m'acheter une methode type "le lao facile pour les debutant sans peine" en anglais. Le prix est en baht et c'est la premiere fois que je paie 256 000 kips et je m'embrouille, mais la fille est honnete et me rend un de mes billets de 20 000. L'affaire est conclue, je peux rentrer me jeter sous une douche. Je suis cuit.

Par Francois - Publié dans : Escapade
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Vendredi 3 juin 2005

Avec un titre comme ca, je dis "pan" dans les dents de Bertrand (blague de merde inside).

C'est vendredi, c'est le weekend, demain je decouvrirai la ville et on en reparlera.

N'empeche que, comme vous l'aurez peut-etre compris, mon soucis du jour aura ete "comment ca se debloque un mobile ?" En en parlant avec votre operateur me direz-vous ? Sur le papier, oui. On peut pourtant deja en douter quand on pense un peu a ce que c'est, un bloquage de portable : ca sert en fait a vous empecher d'aller voir la concurrence, et ca se justifie un peu quand meme par le fait que vous l'avez eu pour 1 Euro (certes en vous saignant pour 24 mois) au lieu de quelques 200 ou 300 Euros. Minimum. Soit.

Toujours est-il que, meme si dans certains pays le debloquage est illegal, chez nous ca passe un peu pour du foutage de gueule et de la vente forcee, donc les operateurs vous le debloquent assez facilement (comptez 6 mois quand meme). Demandez (par telephone, via le formulaire "contactez-nous" traditionnel du site web...) gentillement a votre operateur, en lui donnant votre numero de telephone, le code IMEI de votre bijou (tapez *#06# pour l'obtenir) votre numero client (voir la facture), votre adresse, votre numero de fixe (pour les verifications d'usage, histoire de pas laiser un vilain voleur debloquer dans votre dos votre cher appareil disparu, quoiqu'une fois vole moi je m'en fous un peu qu'il soit debloque ou pas, si je l'ai plus je suis de toute facon emmerde. Et ca me coute pas plus cher si mon voleur le debloque, parce qu'a priori c'est pour pas appeler avec mon forfait. Enfin je me comprends), l'immatriculation de votre premiere mobylette et la note de teinturier. Spontanement, sans qu'il vous le demande, faites comme moi, de toute facon, un service client digne de ce nom vous repondra par retour d'email qu'il a besoin de votre numero client, votre adresse, votre numero de mobile, etc. Et ca, que vous lui ayez donne par avance ou pas. Il s'en fous lui le service client, vous marquez d'abord "bonjour je voudrais debloquer mon portable pour changer d'operateur" il va pas lire la suite, il a sa reponse formatee toute prete. Comptez 12 heures entre chaque reponse, a condition que vous repondiez tout de suite, entre chaque cycle de l'information, et en 24 heures vous aurez votre code. En tout cas, Orange vient de m'envoyer, alors que je tapotais ce message dans le but de les insulter un petit peu, mon code. Je suis donc content et les en remercie. Mais pas en repondant a l'email, vu que vous pouvez pas y repondre, c'est une boite trash. Du coup pour repondre aux questions du bonhomme, vous devez retourner sur le site, et repondre finalement a un autre bonhomme (ou une bonne femme, au choix, mais une autre personne de toute facon), et dans le cas de vrais problemes techniques ou commerciaux, je vous raconte pas le suspens dans le suivi du dossier. Enfin, je ne peux qu'imaginer... peut-etre pas tant que ca, en fait, je l'ai pas encore saisi, mon code...

Par Francois - Publié dans : Information
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Laos. Souvenirs de juillet.

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