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La suite. En Malaisie. Par ici
Jeudi 1 septembre 2005

Titre de dépressif pour accompagner des bonnes nouvelles. Ouais je sais c'est pas de première fraicheur, mais j'ai pas que ça à faire moi d'écrire des voyages en bus en chine sur mon blog ou de passer deux heures à faire une description de la carte du resto coréen du quartier russe. 

D'abord comme certains le savent déjà, François (oui, il parle comme Alain Delon) a trouvé du travail. Il donnera plus de détails quand il aura signé un truc ou reçu un avis plus officiel, mais il peut déjà dire que dans trois mois maxi il sera à Kuala Lumpur, sauf accident de parcours/trébuchage/amputation quelconques. Avec un peu de chances il parlera à la première personne comme tout le monde d'ici là.

Ensuite, Bébert (ou Bertrand, Milou, Bereteran san, picard de sa mère ou quel que soit le nom que vous lui connaissez - pour ceux qui le connaissent) a voulu voir ce qu'était la brousse. Arrivant de Bangkok avec son camarade de jeu "mega-lard" David, Bertrand a découvert le Laos par le tuk-tuk-friend-? qui est, au Laos, assez différent du tuktuk de Bangkok. Pas déçus, ils enchainent par 20km de tuk tuk jusque Vientiane. Mais il racontera ça mieux que moi sur son blog (suivez les liens).

Bertrand m'a donné une bonne excuse pour fuir le travail vendredi à 16h, puisque ces deux indiens étaient arrivés par le train de nuit, qui roule la nuit comme son nom l'indique et arrive donc le matin (non, je suis juste un peu didactique). Je les retrouve donc dans le centre de Vientiane vers 16h30, et les vois en fait débouler sur leurs jolies motos devant moi. Petit banana shake, petite binouze sur le Mékong, petit ba cho mi à l'ancien "chickenrice.com" - on aime le ba cho mi, ok ? - puis quelques cocktails chez Adrien, qui se joint à nous, apres la fermeture, alors que nous nous élançons autour de 23h vers une tournée des bars mémorable. "M'en rappelle que m'en rappelle pu".

Le lendemain matin fut en fait le lendemain midi, où après une petite soupe de nouilles nous trainons nos tongues vers le Mandarina pour une bonne heure de massages relaxants. S'en suit une après midi golf, où Adrien nous entraine avec force promesses non tenues et à l'encontre de nos convictions. Le golf, c'est pas si pire, c'est pas si simple, c'est pas si reposant - forcément par 35°C, même ne pas marcher fatigue - et c'est long. Ne me demandez pas qui a gagné, d'abord mon caddie était un sale tricheur qui refilait mes balles à travers la haie à des gamins qui venaient nous les revendre, ensuite je lui ai même pas demandé mon score, et vu que de toute façon on a tous fait à peu près 47 fois plus de coups que T - dont le prénom tient en une seule lettre, intéressant - qui maîtrisait déjà, de toute façon. Je passerai la route du retour sous silence, mais si tu captes le message, Adrien, tu conduis comme un gros bourrin. Quoiqu'il en soit, Bertrand jouant au golf passe à la postérité.

Pour se changer les idées, on s'est offert une pizza de chez maman avec quelques belges et français en vadrouille, avant de tenter de s'incruster à une soirée "bal masqué" qui finalement se terminait. Sans insister donc, nous sommes rentrés nous coucher. Le dimanche fut partagé entre rugby le matin, resto, glande, banana shakes et montée de fièvre pour François, qui recommence à parler comme Alain Delon, et qui a finalement été malade pendant 3 jours. Ben tiens, on a rien sans rien, un bon weekend et un job de ouf, ça se mérite !

 
Par François - Publié dans : Escapade
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Mardi 23 août 2005
Quoi ton éléphant ? C'est l'histoire d'un petit garçon dont le papa barbu - bien que thai - élève des éléphants. Le papa éléphant est donc le meilleur ami de notre petit garçon, qui grandit assis sur sa tête (celle de l'éléphant, bien que le contorsionnisme soit à la mode ces temps-ci. J'en reprendrais bien un peu au dessert, s'il vous plait). Un jour, le papa éléphant et la maman éléphant s'en vont dans les sous-bois, et l'image suivante les montre ressortant avec un bébé éléphant, qui pousse des cris plus insupportables les uns que les autres, trop aigüs pour le THX. Cette image correspond donc à "quelques années plus tard", d'aucun sachant que la gestation chez les éléphants s'étale sur 21 mois.
Un jour, alors que notre petit garçon est devenu un thai du nord ouest bien baraqué et qui s'entraine à faire du muay thai et à sauter en triple arrière carpé depuis les defenses de l'épéhant (qu'il a fort longues, s'agissant d'un éléphant d'asie, aux petites oreilles donc), ce qui constitue en soi une performance indéniable car un éléphant d'asie, c'est plus petit qu'un éléphant d'afrique (et définitivement moins fort qu'un hippopotame, et j'encourage les commentaires débatant de ce point), et que donc on a moins de temps pour faire trois tours en l'air vu que c'est de moins haut qu'on part, et alors que cette phrase s'annonce vraiment très longue, voici que le papa barbu emmène le papa éléphant et bébé éléphant à la ville, pour un check-up, ou pour les vendre, ou pour toute autre raison, ne parlant pas thai je n'ai pas pigé tout le film).
La maman avait par le passé été tuée par un vilain voleur d'éléphants qui essayait sournoisement de chourrer le bébé éléphant (pour une raison obscure différente de l'appel de l'ivoire, s'agissant, encore une fois et merci de suivre, d'un bébé éléphant). Et là, soudain, parmi les gens qui examinent papa éléphant, bébé éléphant aperçoit celui qui a abattu sa pauvre maman. Il s'énerve, s'engage dans une poursuite effreinée, et se fait rouler par le méchant qui, 'on purpose', a provoqué ces retrouvailles afin d'éloigner l'éléphant et de l'attirer dans un traquenard, dans lequel le papa éléphant s'empresse de se jeter à son tour, courant à la rescousse du bébé éléphant. Stupides éléphants... Nous avons donc une famille éléphant kidnappée, un papa barbu qui a hérité d'une balle dans le bide dans la confusion générale, et un fils muay-thaieur qui est super énervé.
Voici pour le plot, que j'ai volontairement fait court, qui relate les premières 10 minutes de "Tom-Yung-Goong". De toute façon, l'histoire s'arrête là et la suite n'est qu'un enchaînement de "BBWWAAAA" et de "you shouldn't have done this" - regard très "en colère" - en anglais dans le texte, puisque la quête de l'éléphant perdu mène notre héros kickboxer à Sidney, où il semble qu'un trafic d'animaux provoque des incidents diplomatiques avec la Thailande. Ce dernier point favorise ma compréhension du passage sans histoire du film correspondant à toute la dernière heure et demi.
Les amateurs franco-vietnamiens du genre apprécieront une scène de lutte contre un capoeiriste dans 5 cm d'eau et dans un temple en feu (les deux en même temps, l'eau étant dans le temple), un plan séquence (pour les connaisseurs) de 10 minutes ou le muay-thaieur monte des escaliers et balance tout le monde par-dessus la rampe parce qu'ils l'ont bien cherché, tous, et une scène insupportable de cassage de bras/jambes/dos en tout genre, soit au total une bonne cinquantaine de fractures et de craquements sonores en "dolby digital surround in a thx theater".

Ca se passait à Udon Thani en Thailande, dimanche, dans un cinéma quelconque, ça se passait à l'initiative de Yip qui est fan de Ong-Bak (puisqu'il s'agit de la même équipe pour ce nouveau film), et si vous préférez les instants de poésie, vu que j'étais "inspiré" samedi après midi, vous pouvez jeter un oeil aux dernières photos.

BbWWAAAAment votre.
 
Par François - Publié dans : Escapade
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Jeudi 18 août 2005
Le soleil se couche en Thailande, et la photo est prise du Laos... Pas de nouvelles, bonnes nouvelles. Enfin, silence témoignant à la fois de bonnes nouvelles et symptôme d'une petite forme physique, le rédacteur ne dort plus. Depuis presque deux semaines, le sommeil se fait rare et les minutes à scruter le plafond s'accumulent. Une chance : j'ai changé de plafond.
Cécile, Antoine et Ninon, qui décidément sont gentils, sont en vacances. Et Bibi joue les housekeepers, ou comme dirait Tan, qui ne croit pas en mon sens aigu de l'ordre, "gets the place upside down". Soit. N'empêche qu'une semaine loin de l'hôtel fait beaucoup de bien. Certains diront "il vit à l'hôtel et il s'en plaint". Et effectivement, qui a passé deux mois et demi à l'hôtel (à par Omar Sharif) en continu ne me contredira certainement pas. Le degré de liberté imposé par ce type d'abri est finalement plus que limité.
Chez Cécile et Antoine, à l'inverse, ça respire la tranquilité. En témoigne la vue ci-jointe qui, de mon bureau le soir, m'arrache presque une larme. Ou était-ce la voix de Gouene ? Le Mekong est, à l'apogée de la saison des pluies, très haut, et quand le soleil est très bas, le tableau est réussi.
Les soirées sont aussi plus gaies chez Cécile et Antoine : on a de la visite, on visite les voisins, les suédois font des soirées pourries qui permettent d'autres soirées en terrasse avec des demoiselles, on mange (on cuisine) des croque-monsieur, on fait la vaisselle - plaisir oublié - et on prend le temps de se préparer soi-même repas et cafés. On vit.
 
Par François - Publié dans : Tranche de vie
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Lundi 8 août 2005
Vendredi soir, je loue une moto pour me rendre chez Antoine et Cécile, pour l'apéro (cocktail dinatoire, comme disent les habitués des ambassades) en petit comité. De fait, me retrouvant avec une moto pour 24 heures et dans le but de rentabiliser cet investissement, de 6$ tout de même (et sans compter l'essence), je décide samedi matin de prendre la route du Xieng Khuan, ou Buddha Park, dont le Lonely Planet décrit les "sculptures de béton déroutantes". Apres un rapide déjeuner au ChickenRice.com, dont Lester le nouveau patron, rien que pour moi, a ajouté le Nasi Lemak à son menu, je prends donc la route, tel un biker, et me lance dans la trentaine de kilomètres qui me séparent de Tha Deua et du Xieng Khuan.
Les 20 premier kilomètres, jusqu'au pont de l'amitié, se passent tranquillement, la route étant "large" et en bon état. les 10 premiers me sont d'ailleurs familiers puisqu'ils mènent au bureau. Une fois le pont dépassé (et non franchi, sinon c'est la Thailande), on remarque tout de suite que l'intérêt porté à l'état de la route (pourtant la route du sud) n'est déjà plus conditionné par l'image que les autorités souhaitent renvoyer aux visiteurs étrangers franchissant le pont pour venir à Vientiane. Par cette jolie phrase, comprenez simplement que la route est "toute pourrite", et que les nids de poule - qui peuvent sans problème abriter une famille entière de poules, coqs, poussins, chiens, oies et même une ou deux vaches - m'obligent à ralentir et à slalomer pour ne pas mordre la poussière et voir mon stage se terminer à Tha Deua, les dents plantées dans la piste - nous abandonnerons le nom de route, et ceux qui connaissent l'endroit ne m'en voudront pas.
Le parc du bouddha se trouve à droite de la route un peu après le village de Tha Deua, et consiste en un petit terrain recouvert de tout un tas de statues en béton datant des années 50 et qui regroupent pêle-mêle divinités bouddistes, hindouistes, et autres : entre les bouddhas, allongés, assis ou debouts selon les trois postures classiques, on retrouvent ainsi des statues à multiples têtes, bras, voir bustes. Et de toutes tailles : un bouddha allongé attire le regard dès l'entrée dans le parc, atteignant peut-être 10 mètres de haut pour une trentaine de mètres de large, peut-etre plus (ma capacité à évaluer les distances est ridicule, mais vous pourrez vous faire un avis en jetant un oeil aux photos). A noter la présence d'une espèce d'énorme citrouille, dans laquelle on peut pénétrer, et qui, sur 4 étages (dont la "terrasse"), offre au regard une multitude de petites statues dans la salle intérieure, et permet d'avoir une vue surplombant le parc.
Par François - Publié dans : Escapade
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Mardi 2 août 2005

Zoo

Dimanche, Lao Zoo. Situé à une petite heure de route de Vientiane, il ne constitue certes pas en soi une attraction typique ou "super-culturelle" (encore que), mais je me joins au convoi organisé par des collègues et des visiteurs teutons présents ces deux dernières semaines.
La grande question du jour, c'est un peu "à quoi peut ressembler un zoo au Laos". Effectivement, on peut a priori être inquiet : l'ours polaire n'aura-t-il pas trop chaud ? les chèvres seront-elles bien soignées ? Bon, ok, la question de l'ours est un peu fictive, n'empêche.
Et la première impression est plutôt bonne, les premiers enclos du parc sont plutôt grands, et j'ai vu pire dans mon enfance, je crois. Certes, Guido grogne contre le double tarif (5000/lao, 12000/foreigner, à faire sauter de joie Jean-Marie) mais dans un pays en développement, peut-on condamner un effort pour soutenir à la fois la culture de ses citoyens et le financement par les touristes ? J'avoue que le questionnement est possible.
Toujours est-il que la taille et l'état des enclos reste correcte, même si la qualité se dégrade un peu qu fil de la ballade, même si de trop nombreux animaux souffrent visiblement d'ennui (tic de l'ours pour les éléphants, par exemple).
Quoiqu'il en soit, la visite terminée, notre joyeuse troupe s'installe sur une sorte de ponton près de la rivière pour se régaler d'un pique-nique concocté essentiellement par Yip, une vraie mère pour nous !
Quelques photos par ici.
Par François - Publié dans : Escapade
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Laos. Souvenirs de juillet.

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