Vendredi soir, je loue une moto pour me rendre chez Antoine et Cécile, pour l'apéro (cocktail dinatoire, comme disent les habitués des ambassades) en petit comité. De fait, me retrouvant avec une moto pour 24 heures et dans le but de rentabiliser cet investissement, de 6$ tout de même (et sans compter l'essence), je décide samedi matin de prendre la route du Xieng Khuan, ou Buddha Park, dont le Lonely Planet décrit les "sculptures de béton déroutantes". Apres un rapide déjeuner au ChickenRice.com, dont Lester le nouveau patron, rien que pour moi, a ajouté le Nasi Lemak à son menu, je prends donc la route, tel un biker, et me lance dans la trentaine de kilomètres qui me séparent de Tha Deua et du Xieng Khuan.
Les 20 premier kilomètres, jusqu'au pont de l'amitié, se passent tranquillement, la route étant "large" et en bon état. les 10 premiers me sont d'ailleurs familiers puisqu'ils mènent au bureau. Une fois le pont dépassé (et non franchi, sinon c'est la Thailande), on remarque tout de suite que l'intérêt porté à l'état de la route (pourtant la route du sud) n'est déjà plus conditionné par l'image que les autorités souhaitent renvoyer aux visiteurs étrangers franchissant le pont pour venir à Vientiane. Par cette jolie phrase, comprenez simplement que la route est "toute pourrite", et que les nids de poule - qui peuvent sans problème abriter une famille entière de poules, coqs, poussins, chiens, oies et même une ou deux vaches - m'obligent à ralentir et à slalomer pour ne pas mordre la poussière et voir mon stage se terminer à Tha Deua, les dents plantées dans la piste - nous abandonnerons le nom de route, et ceux qui connaissent l'endroit ne m'en voudront pas.
Le parc du bouddha se trouve à droite de la route un peu après le village de Tha Deua, et consiste en un petit terrain recouvert de tout un tas de statues en béton datant des années 50 et qui regroupent pêle-mêle divinités bouddistes, hindouistes, et autres : entre les bouddhas, allongés, assis ou debouts selon les trois postures classiques, on retrouvent ainsi des statues à multiples têtes, bras, voir bustes. Et de toutes tailles : un bouddha allongé attire le regard dès l'entrée dans le parc, atteignant peut-être 10 mètres de haut pour une trentaine de mètres de large, peut-etre plus (ma capacité à évaluer les distances est ridicule, mais vous pourrez vous faire un avis
en jetant un oeil aux photos). A noter la présence d'une espèce d'énorme citrouille, dans laquelle on peut pénétrer, et qui, sur 4 étages (dont la "terrasse"), offre au regard une multitude de petites statues dans la salle intérieure, et permet d'avoir une vue surplombant le parc.
Commentaires