Pas de nouvelles, bonnes nouvelles. Enfin, silence témoignant à la fois de bonnes nouvelles et symptôme d'une petite forme physique, le rédacteur ne dort plus. Depuis presque deux semaines, le sommeil se fait rare et les minutes à scruter le plafond s'accumulent. Une chance : j'ai changé de plafond.
Cécile, Antoine et Ninon, qui décidément sont gentils, sont en vacances. Et Bibi joue les housekeepers, ou comme dirait Tan, qui ne croit pas en mon sens aigu de l'ordre, "gets the place upside down". Soit. N'empêche qu'une semaine loin de l'hôtel fait beaucoup de bien. Certains diront "il vit à l'hôtel et il s'en plaint". Et effectivement, qui a passé deux mois et demi à l'hôtel (à par Omar Sharif) en continu ne me contredira certainement pas. Le degré de liberté imposé par ce type d'abri est finalement plus que limité.
Chez Cécile et Antoine, à l'inverse, ça respire la tranquilité. En témoigne la vue ci-jointe qui, de mon bureau le soir, m'arrache presque une larme. Ou était-ce la voix de Gouene ? Le Mekong est, à l'apogée de la saison des pluies, très haut, et quand le soleil est très bas, le tableau est réussi.
Les soirées sont aussi plus gaies chez Cécile et Antoine : on a de la visite, on visite les voisins, les suédois font des soirées pourries qui permettent d'autres soirées en terrasse avec des demoiselles, on mange (on cuisine) des croque-monsieur, on fait la vaisselle - plaisir oublié - et on prend le temps de se préparer soi-même repas et cafés. On vit.
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